Je n’ai pas de maladie
Je suis le malade
Je n’ai pas d’espoir
J’espère
Comment voir clair entre ces deux miroirs
De notre réalité que reflète l’âme?
Mon parcours corrompu par l’abysse des vices
Y ont sévi les serviteurs de la peur
LES TOXINES
Qui martèlent le tordu, fourbe d’une blessure
Puisque son inspiration tarde à se libérer
Des entraves de la mécanique étatique
Le stress des obligations extasiées
Asphyxient les alvéoles de la paix
Que puis-je faire pour retrouver la lumière?
À part respirer la lumière?
La prière n’a jamais tué personne
Elle délivre
Elle ne nous livre pas
À ce que nous menons contre le démon
Nourri des cavernes animées par le culte de son ombre
Sa préservation maladive s’ingère
À l’espoir natif de l’enfance
Il y jette son sort
Déforme la forme pour déjà indiscrète
De manipuler
Je n’ai pas de raison
De fuir la raison
Qui, à l’instar des forêts
Danse vaillamment dans la conscience universelle
Des idées qui se ramifient au rythme de sa mélodie
Où l’être s’accorde au mouvement de son ordre
L’ordonnance de la lumière

